La respiration du feu du Kundalini Yoga

Aussi appelée agni pran, la respiration du feu est une des techniques respiratoires la plus utilisée en Kundalini Yoga. Elle peut être pratiquée seule, elle accompagne aussi fréquemment les postures dynamiques ou statiques. Pourquoi est elle si importante? Et bien, on comprend pourquoi quand on découvre ses innombrables bienfaits ! Que ce soit sur le corps physique, mental ou énergétique, la respiration du feu impacte puissamment notre état d'être.

 

 Au tout début de la pratique, elle peut paraitre difficile mais en fait, elle demande très peu d’efforts. Quand on la maîtrise, on peut la pratiquer durant de très longues périodes en restant détendu.


Les effets de la respiration du feu

- Nettoie les toxines des poumons et du sang

 -          Augmente la capacité pulmonaire

 -          Réveille l’énergie vitale, réchauffe

 -          Aide à se centrer

 -          Renforce le système nerveux pour résister au stress

 -          Équibre les systèmes nerveux sympathiques et parasympathiques

 -          Renforce le centre du nombril pour générer constance, courage,engagement

 -          Recharge et restaure le champ électromagnétique subtil

 -          Booste le système immunitaire

 -          Stimule la concentration, l’attention et le calme du mental


La technique

Dans cette respiration, c’est le mouvement du centre du nombril qui vient commander le cycle respiratoire. Pour inspirer, on tire la zone du nombril vers l’intérieur, ce qui va comprimer l’abdomen, pousser le diaphragme vers le haut et par conséquent comprimer les poumons pour expulser l’air. Pour inspirer, c’est le relâchement du nombril qui permet à l’air de rentrer naturellement dans les poumons. Le diaphragme reste relâché durant cette respiration.

        

La pratique, pas à pas...

 

  • S’asseoir en posture confortable, la colonne vertébrale est droite et la poitrine ouverte, le menton légèrement rentré vers l’intérieur.
  •  Rentrer le nombril sur l’expiration et le relâcher vers l’avant sur l’inspiration
  • Le corps est relaxé (même le diaphragme), seul le nombril travaille vigoureusement
  •  L’inspiration et l’expiration sont de durées et de volume d’air égaux
  • La respiration est sèche, rapide et régulière
  •  L’expiration est « active » et l’inspiration est « passive »
  •  2 à 3 respirations / secondes

Contrindication : à ne pas pratiquer si vous êtes enceinte et à éviter en période de règles.


Les difficultés que l'on peut rencontrer

·         Sensation de tension dans le diaphragme ou dans l’abdomen : au début, il est fréquent d’être tellement absorbé par l’effort de l’expiration que l’on peut oublier de relâcher complètement le nombril sur l’inspir. On a souvent tendance à utiliser plus de muscles que nécessaire au début.

 

·        Inversion de la coordination ventre/respiration : cette problématique est appelée la respiration paradoxale, cela correspond à l’inversion du mouvement du ventre par rapport au cycle respiratoire. De nombreuses personnes ont l’habitude de respirer avec un cycle "paradoxal",  c’est-à-dire d’inspirer en rentrant le ventre et de le relâcher sur l’expiration. Ce schéma se retrouve généralement chez des personnes anxieuses ou stressées. Cela peut être facilement corrigé par une pratique régulière.

 

·         Vertiges/ étourdissements : ils sont liés à une suroxygénation du cerveau. Cela se produit lorsqu’il y a un déséquilibre entre le volume d’air inspiré et le volume expiré, l’inspiration est plus grande que l’expiration ce qui entraîne une hyperventilation ce qui n'est pas le but recherché dans cette technique.

 

·         Impression de suffoquer /  de manquer d’air : il y a à également un déséquilibre entre l‘ inspir et l’expir. Cette fois ci c'est la volume d'air expiré qui est supérieur au volume d'air inspiré. La zone du nombril ne se relâche pas suffisamment à l'inspiration ce qui empêche l’air d'entrer correctement.

 

 ·        Confondre avec Kapalabhati  bien connue des hathas-yogis : bien qu’elles soient très similaires, elles restent différentes en pratique. Dans Kapalabathi la durée de l’inspir est supérieure à celle de l’expir ce qui n’est pas le cas dans la respiration du feu.


Conseils pour débuter

-          Placer une main sur le nombril pour bien ressentir le mouvement du nombril et vérifier la bonne coordination respiration/mouvement du nombril

-          Commencer très lentement en mettant l’accent sur le rythme (la vitesse se développera avec le temps)

-          Vérifier l’équilibre entre la quantité d’air inspiré et expiré et les durées qui doivent être équivalentes

-          Rester détendu !

-          Commencer par de courtes durée et faites des pauses!

-          Pratiquer un peu tous les jours (3 minutes minimum) jusqu’à la maitrise de la technique


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Commentaires: 2
  • #1

    Brigitte (mardi, 01 décembre 2020 11:10)

    Bonsoir Laurane . En lisant des articles de ton blog tu as fait une erreur. Tu as mentionné " Pour inspirer, on tire la zone du nombril vers l’intérieur, ce qui va comprimer l’abdomen, pousser le diaphragme vers le haut et par conséquent comprimer les poumons pour expulser l’air. Pour inspirer, c’est le relâchement du nombril qui permet à l’air de rentrer "
    C'est en expirant que l'on tire la zone du nombril...
    Très intéressant ton blog .. A très bientôt sur le chemin

  • #2

    Laurane (vendredi, 04 décembre 2020 21:45)

    Merci Brigitte de ta lecture attentive :) Je rectifie cela de suite !